Pourquoi certains virus «zombie» gelés depuis 50.000 ans refont surface?
On le sait, le réchauffement climatique est un des grands enjeux de notre siècle. Parmi les conséquences de ce dernier, on peut citer la fonte des glaces, qui posent d’ailleurs d’autres grands problèmes. En effet, des virus gelés depuis des millénaires pourraient refaire surface.
On ne le dira jamais assez, le réchauffement climatique à de nombreuses conséquences catastrophiques sur notre planète et parmi elles, on peut notamment citer la fonte des glaces. Et l’un des résultats de cette fonte, c’est que des virus coincés dans la glace depuis des millénaires peuvent refaire surface et mettre en danger de nombreuses espèces animales, mais aussi les humains.
«
À la recherche de «virus zombies»
Jean-Michel Claverie, professeur émérite de médecine et de génomique à la faculté de médecine de l’université d’Aix-Marseille, a donc voulu faire l’expérience de dégeler certains virus enfouis pour voir si les particules virales étaient encore infectieuses. Eh ouais, Jean-Michel n’a apparemment appris de ces trois dernières années et s’est dit que c’était une bonne idée de jouer avec des virus louches.
Le scientifique était à la recherche de «virus zombies», et il les a trouvés! La plus ancienne des souches qu’il a trouvée a près de 48.500 ans, si l’on se fie à la datation au radiocarbone du sol, et provenait d’un échantillon de terre prélevé dans un lac souterrain à 16 mètres de profondeur. «
Celui-ci explique que quantité d’autres virus sont présents dans ce type d’échantillons: «
Pas très rassurant…
Et Kimberley Miner ne se veut pas vraiment rassurante quant à la résurrection de ces virus à cause du réchauffement climatique: « S’il existe un virus caché dans le permafrost avec lequel nous n’avons pas été en contact depuis des milliers d’années, il se peut que nos défenses immunitaires ne soient pas suffisantes. Il convient de respecter la situation et d’être proactif et pas seulement réactif. Et le moyen de lutter contre la peur est d’avoir des connaissances.»
« Nous ne savons pas vraiment comment ces microbes vont interagir avec l’environnement moderne. Ce n’est pas vraiment une expérience qu’aucun d’entre nous ne souhaite mener», conclut l’experte. On n’en a pas fini avec les virus qui foutent un bazar monstrueux, c’est moi qui vous le dis…